24 jours Prono : Le guide des fins tacticiens de l'agence

En règle générale, le grand public suit la Coupe du Monde de football. De près ou de loin. L’édition de cette année n’échappe pas à la règle et a même rencontré encore plus d’enthousiasme qu’à l’accoutumée. La raison ? Le spectacle, mais aussi, il faut bien l’admettre, le sel supplémentaire des ligues de pronostics. 

Un peu partout, ces mini-championnats de voyance ont exacerbé l’esprit de compétition entre proches ou collègues et conduit tout ce monde à vibrer devant des Maroc-Iran ou Tunisie-Panama. Oui, ces matchs là. 

Chez Braaxe aussi, on s’y est évidemment mis, surtout que l’agence participe fièrement à la Ligue de la Pub. Cela nous a permis d’étudier différents profils de pronostiqueurs qui ont émergé dans la pression ambiante. Décryptage. 

LES PROFILS RECENSÉS 

Le poulpe 

Le poulpe est un prophète, un augure improbable. La culture foot, les analyses tactiques et autres considérations statistiques n’ont pas beaucoup d’importance pour celui qui s’appuie uniquement sur son instinct et ses tripes.

Le poulpe enchaîne les bons pronostics en conservant un air détaché que seul un léger sourire en coin viendra occasionnellement brouiller, au moment de l’évocation du classement.

Sa spécialité ? Lancer régulièrement des « boh on sait que ça ne va pas durer » modestes à son auditoire, avant de se retirer humblement.

Il finira en tête du classement avec une avance indécente. 

Le technicien 

Le technicien est un penseur. Il connait le football, a suivi les équipes dans les phases de qualification et connait l’état de forme de chaque joueur avant un match. 


Chaque pronostic est le fruit d’une longue réflexion axée sur le jeu, la tactique et l’expérience des équipes, qui aboutit sur une prédiction pouvant être justifiée durant de longues minutes. 

Le technicien donne régulièrement des conférences à table le midi. Il y partage ses sentiments et développe ses attentes. Il ne laisse rien au hasard. 

Il finira évidemment en milieu du classement. 

Le sondeur IFOP 

Le sondeur IFOP semble plus préoccupé par les pronostics des autres que par les siens. 

« T’as mis quoi toi ? » résonne invariablement dans l’open space à quelques minutes du coup d’envoi de chaque match. 

Sa posture traduit autant la curiosité qu’elle ne trahit un sentiment d’insécurité face à ses propres prédiction, avec un besoin latent de se rassurer auprès des autres… pour mieux changer le score au dernier moment ? 

A force de vouloir cerner la moyenne, le sondeur finira par l’embrasser. Sa place en milieu de classement l’attend déjà.

Le défenseur de la veuve 

Addict et adepte de l’exploit, des mythes bibliques à la sauce David contre Goliath et de la légende du village gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, le défenseur de la veuve va systématiquement prendre le parti de la petite équipe. 

Lassé de la domination technico-marketing des grosses cylindrées, il se prend d’affection pour la modestie du milieu iranien, la ferveur panaméenne ou l’esprit d’équipe coréen, sans jamais rompre à sa philosophie de pronostic. 

Les nombreux coups de théâtre du début de compétition propulseront le défenseur de la veuve dans les premières places, avant que la logique sportive ne reprenne le dessus et le relègue en seconde partie de classement sur la fin du tournoi. 

Le placide

Le placide s’est inscrit « parce que pourquoi pas ? » selon ses propres mots. Le problème, c’est qu’il n’est en fait pas très motivé.

Respectueux de ses engagements, il n’oublie toutefois pas de jouer le jeu et de pronostiquer. Simplement, il s’y prend à la dernière minute et souvent aléatoirement. La qualité des prédictions en pâtit. 

À intervalles régulières, il oubliera un pronostic à droite à gauche. C’est embêtant pour le classement, mais bon, « il n’y a pas mort d’homme ». 

Il n’a pas tort, mais il finira avant-dernier. 

Le taiseux 

Le taiseux connait bien le foot et prend le jeu très au sérieux, c’est juste qu’il ne le montre pas. Il scrute le classement en sous-marin, écoute les conversations des pronostiqueurs pour jauger les adversaire et réagit en conséquence.


Dans le premier tiers du classement, suffisamment haut pour être crédible, pas assez pour être au centre de l’attention, il mène tranquillement sa barque et vit la compétition intérieurement. 

Le taiseux finira silencieusement sur le podium. 

Le vaincu de l’aube   

Le vaincu de l’aube aime le foot. Il a commencé la compétition le baume au coeur, heureux de voir l’évènement enfin débuter et de pouvoir étaler sa culture du jeu dans ses pronostics. 

Le problème, c’est que le début de tournoi ne se passe pas comme il l’avait prévu et qu’il se retrouve rapidement en fin de classement. Surpris, découragé puis abattu, il décide de s’arrêter là, déjà bien las. 

Il reste pourtant une quarantaine de matchs, mais l’orgueil est touché et le vaincu de l’aube préfère arrêter les frais. Nous ne savons pas quel aurait été son classement s’il avait continué, mais force est de constater que son attitude lui garantira la dernière place. 

Le spéculateur 

Le spéculateur adore les mises en abîmes. Son passe-temps ? Pronostiquer les pronostics de ses camarades. 

Jamais avare en raisonnement abstraits, il scrute régulièrement le classement avant chaque match, anticipe le score et essaye de deviner les prédictions des autres pour déterminer son ranking en fin de journée. 

Intelligemment, le spéculateur peut décider de fréquenter le sondeur IFOP (voir plus haut) pour avoir accès à davantage de données. Trahi par son manque de spontanéité, il ne remportera cependant pas la ligue, mais finira tout de même dans les premières places.